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mardi 13 juin 2017

Infusion de Sciences: La plante à bulles.

Vous voulez faire des bulles avec une plante ? Utilisez la saponaire!
Également appelée « herbe à savon », la saponaire mousse et peut être utilisée comme substitut au savon pour laver les vêtements, les cheveux et même la peau. Il en existe une vingtaine d’espèces, souvent méditerranéennes. L’une des saponaires les plus connues est la saponaire officinale (ou Saponaria officinalis L., vient du latin sapo = savon). Il s’agit d’une plante vivace dont la tige mesure 40 à 80 cm avec des fleurs roses. Sa floraison se déroule de juin à octobre. A la base de la plante se trouve le rhizome, lieu de réserves nutritives. Il s’agit d’une tige souterraine dont la partie inférieure donne la formation de racines et dont la partie supérieure donne la formation de tiges. C’est surtout dans le rhizome que l’on trouve l’agent moussant de cette plante, la saponine. Cette molécule a une propriété tensioactive naturelle, c'est-a-dire qu’elle peut solubiliser 2 phases comme l’eau et l’huile, ce qui confère des propriétés moussantes et de détergent à la plante. De plus, la saponaire peut être utilisée sous forme de décoction comme expectorant, dépuratif ou encore diurétique. Attention, utilisée à forte dose, celle-ci présente une toxicité pouvant mener à une destruction des globules rouges (hémolyse) due aux propriétés tensioactives de la saponine qui solubilise leurs membranes. Il faut donc l’utiliser avec prudence sous surveillance médicale. Pour finir, la recherche s’intéresse à cette molécule dans la lutte contre le cancer (leucémie) ou encore dans les vaccins pour faciliter l’absorption de molécules grâce à sa capacité de solubilisation des membranes.

Laurence BOUDIERE - Docteur en biologie végétale.

vendredi 2 juin 2017

PSYCHO/SOCIO: Synthèse de: « Apprivoiser les écrans et grandir »

Les écrans font partie de notre vie d’une manière que nous n’avons jamais connue jusque-là, avec une multiplicité des supports et des contenus. La consommation d’écrans par les enfants est aujourd’hui un motif très fréquent de consultation auprès du pédopsychiatre.

Avant 3 ans : Les tout-petits apprennent essentiellement par imitation. Pas de télé pour les bébés. Et les tablettes tactiles que l’on nous vante ? Elles ne sont aucunement indispensables à son développement.
De 3 à 6 ans : Les repères narratifs sont encore en construction à cet âge. Soyons très attentifs à ce que les enfants comprennent ce qu’ils voient sur les écrans. Invitons les enfants à parler de ce qu’ils voient. N’offrons pas une console de jeux personnelle à un enfant de moins de 6 ans ! Préférons les jeux en famille. Dès cet âge, posons des repères clairs sur le temps d’écran !
De 6 à 9 ans : L’enfant est trop jeune pour naviguer seul sur internet. Les écrans doivent rester une source d’échange familial. N’installons pas d’ordinateur ou de télévision dans sa chambre!
De 9 à 12 ans : Affichons en bonne place trois conseils pour un bon usage d’Internet :
· Tout ce que l’on y met y restera éternellement et peut tomber dans le domaine public.
· Tout ce que l’on y trouve est indécidable, on ne sait jamais d’où cela vient, si c’est vrai ou si c’est faux.
· Enfin le respect du droit à l’image est fondamental : personne ne peut utiliser mon image sans mon accord et… je ne peux utiliser l’image de personne sans son accord !
Après 12 ans : C’est l’âge des premiers téléphones mobiles et des réseaux sociaux. Continuons à parler avec nos adolescents des usages qu’ils font des écrans, de ce qu’ils y voient. Mettons-les en garde contre le cyber harcèlement, la pornographie, le téléchargement illégal. Négocions avec eux un temps d’écran hebdomadaire, une charte pour un bon usage familial des outils numériques, et évitons toute possibilité de connexion nocturne depuis leur chambre.

Docteur Marie-Noëlle Clément – Résumé Sibylle.

jeudi 25 mai 2017

Il était une fois, en Vésubie...

C'est à la suite de longues tractations qu’était réalisée, le 2 mai 1568, la délimitation de la forêt du Tuor, commune de Belvédère, sur la rive gauche du vallon du Graus. Peu éloignée du village, cette forêt servait également de terrain de parcours aux différents troupeaux, comme en témoignent encore d’anciennes vacheries. La facilité de l’exploitation des bois par flottage dans le vallon en faisait la richesse potentielle. La délimitation, obtenue par la commune, lui permettait de préserver ses droits exclusifs face aux prétentions de sa voisine bollénoise. Anciennes terres seigneuriales entre les mains des maisons féodales aux XIe-XIIe siècle. puis du Comte de Provence au siècle suivant, ces forêts et alpages d’altitude ont longtemps été, dès leur appropriation, sources de conflits inépuisables entre les Communautés villageoises. L’abornement réalisé conjointement mettait (temporairement) fin à ces tensions. Mais il s’agissait aussi d’imposer des règlements d’usages face à l’importante pression des villageois prompts à s’approprier ces ressources. La mise en défense des espaces forestiers après une coupe devait favoriser la repousse des plantes, éviter les sur-pâturages stérilisants et d’éviter les empiétements des habitants qui se procuraient les sous-produits des forêts, pour les litières (les fougères…) comme pour le chauffage (ébranchements…). 

Éric GILI

jeudi 18 mai 2017

La décoration d’intérieur : pour quoi faire ?

La "décoration d’intérieur" est un terme qui décrit plusieurs problématiques. Elle peut aussi bien induire de gros travaux, telle qu’une rénovation totale d’un appartement ou d’une maison, que de petits aménagements afin d’améliorer son intérieur de manière efficace. Dans tous les cas, l’ambiance de notre intérieur est capitale pour notre bien-être, nous passons beaucoup de temps chez nous et nous en négligeons certains aspects.
Nous sommes tellement habitués à notre lieu de vie que nous ne voyons plus les changements qui s’imposent et qui nous aideraient à mieux vivre au quotidien. Or il suffit souvent de quelques astuces pour y parvenir. Manque de luminosité ? Décoration vieillotte ? Un trop plein de meubles ? Un éclairage non optimisé ? Des solutions existent. Il est important de prendre conscience des pièces dans lesquelles on a du mal à se sentir bien afin de commencer à cerner ses besoins. Gagner en efficacité grâce à une meilleure circulation dans la pièce, gagner en lumière grâce à un éclairage adapté à chaque pièce, gagner en confort grâce à quelques accessoires, apporter une touche de modernité en repeignant un mur ou en rénovant les meubles de famille…
Comme vous le lirez dans les prochains articles, les idées et astuces sont multiples afin que votre intérieur reflète votre style de vie et plus important, pour que vous vous y sentiez bien.

Mélanie Philip, Décoratrice Professionnelle.

vendredi 12 mai 2017

Jardinage: Joli mois de mai.

C'est le moment de l'année où tout devient possible au jardin.
Tous les végétaux peuvent être plantés dans cette période. Mais c'est surtout le moment idéal pour les plantations des fleurs annuelles et des plants potagers. Gardez- vous bien de commencer à mettre en place les plantes les plus fragiles avant la fin des Saints de glace soit le 25 mai, pour les parcelles à plus de 800 m d’altitude.
Sur les communes du bas de la Vésubie, ces plantations pourront se faire à partir du 10 mai. En ce début de mois, la préparation des sols est primordiale, un binage et un apport d'engrais biologique à toutes vos plantes favoriseront leur épanouissement pour tout l'été. Votre gazon appréciera une scarification pour éliminer les mousses et un sur-semis suivi d'un arrosage copieux pour lui redonner sa belle couleur verte d'antan.
Enfin, attention aux invasions de ravageurs tel que les pucerons, surtout sur vos rosiers. Dès l'apparition de ces petites bêtes, vous pouvez traiter avec un mélange de 150 grammes de savon noir râpé, une cuillère d'huile de cuisine et un litre d'eau. Surtout ne pas surdoser car cela serait peut-être plus efficace contre les pucerons mais aussi très néfaste pour vos plantes. Cette période demande aussi d'avoir des plantes bien arrosées pour faire face aux chaleurs de l'été, faites un tour régulier de votre jardin avec votre arrosoir si le ciel ne le fait pas pour vous.
Quelques jours de pluie seraient préférables pour votre jardin car comme le dit le dicton : « Averse de mai a plus de pouvoir que dix arrosoirs ».

Franck Otto-Bruc.

jeudi 27 avril 2017

Sur le sentier de la chapelle Saint André à Lantosque.

À Pélasque, commune de Lantosque, prenez la direction de l’ancien Hôtel Auda, lieu de villégiature de moyenne montagne qui fut très apprécié et qui est maintenant une propriété privée. Continuez à pied en suivant un canal d’irrigation pour atteindre la petite chapelle Saint André du hameau de la Clua.

Ce petit édifice, situé sur un piton surplombant le vallon du Riou du Figaret (canyoning interdit, il faut aller au vallon de Bagnolar pour cela), est probablement très ancien. On devine en partie haute, à l’endroit décrépi, une voûte qui a été fermée, ce qui pourrait indiquer une construction ancienne (XVIe?). Des chercheurs ont avancé l’hypothèse d’une chapelle construite à l’emplacement d’une ancienne « tour » fortifiée du XIIIe siècle. Le site rend cette supposition plausible. Mais qui est Saint André et pourquoi ce choix pour une chapelle limitrophe ?
André est le frère de Saint Pierre qui comme lui péchait au bord du lac de Tibériade. Il sera un apôtre martyr qui meurt sur une croix en "X" qui est un de ses attributs, ce qui le rend aisément identifiable. Il est représenté ainsi dans le tableau (XVIIe) de Giovanni Rocca dans l’église Saint Jacques de la Bolline Valdeblore .
Le choix de la dédicace de Saint André est plus délicat à cerner car ce n’est pas un saint de protection prophylactique habituel comme Roch ou Sébastien. Il s’agit, peut-être, du choix du saint prénom d’un notable. Une croix symbolique. La croix est un symbole religieux ancien remontant à l’antiquité et les premiers chrétiens utilisèrent le poisson avant d’adopter la croix notamment suite à son « invention » par Sainte Hélène au IVe siècle. Le caractère humiliant de la crucifixion fera place à un emblème valorisant aux différentes variantes.

Jean-Pierre Bouret.

(Vous désirez connaître l'histoire et le patrimoine d'un lieu du Haut Pays Niçois que vous
avez repéré, que vous envisagez de visiter ou même dans lequel vous résidez. Pour cela vous
pouvez rechercher des informations sur montnice.fr)

vendredi 21 avril 2017

Jardinage: Le printemps est arrivé.

Les plantations de fleurs peuvent commencer. Les plantes vivaces sont à privilégier en ce début de mois, elles ne craignent pas les petites gelées blanches et vous apporteront une floraison éclatante en été et en automne. La plupart sont particulièrement bien adaptées à notre vallée avec sa rigueur hivernale. Ces plantes vivaces dont le feuillage disparaît en hiver, pointent le bout de leurs pousses quand la terre se réchauffe au printemps. Pour celles qui sont plantées à plus de 800 m d'altitude, il faut les pailler pour qu'elles résistent à des températures hivernales inférieures à -10° Celsius.
Il est aussi temps de planter les bulbes à floraison estivales tels que les dahlias. Ces fleurs naines ou géantes suivant les variétés sont très faciles à cultiver. Quelques petits points sont à surveiller: attention aux limaces qui boulottent les jeunes pousses et ne pas hésiter à arroser copieusement ces plantes pour que le bulbe grossisse vite et donne de belles fleurs à partir du mois d’août jusqu'aux premiers frimas. Les bulbes doivent être plantés à plus de 20 cm de profondeur si vous les laisser en terre l'hiver, sinon il faudra les arracher et les mettre à la cave pour éviter qu'ils gèlent. Pour les plantes fleuries annuelles, attendez au moins la mi-mai et la fin des saints de glace.
Ces petites fleurs ne supporteraient pas une petite gelée et elles poussent plus vite quand l’atmosphère est réchauffée.
A vos plantoirs, prêt, plantez...et bon courage, la terre est basse.

Franck Otto-Bruc.

jeudi 20 avril 2017

FUMEURS  vous n'êtes pas sérieux là ??!!!
Quand on compte le nombre de mégots (580 = 29 paquets de clopes !!!!!!), ramassés juste à la sortie du village de Roquebillière, tout le long de la route, jusqu'au rond-point du vieux-village, plus les paquets de clopes vides, plus tout un tas de déchets divers et variés.....
Je pose des questions:
Les fumeurs n'ont-ils pas de cerveau??
Les fumeurs n'ont-ils pas de conscience ??
Les fumeurs n'ont-ils aucun respect de leur environnement ??

FUMEURS, chaque mégot que vous jetez sur la route (de 1 à 5 ans pour se dégrader), sont le symbole de l'état de la nature dans lequel vont devoir grandir les générations futures...c'est à dire....vos propres enfants !!!!  En plus, ayant le privilège de vivre dans un endroit magnifique, loin de la folie de la ville et de tous ses inconvénients, ne serait-il pas judicieux d'ouvrir les yeux, de réveiller votre côté "j'aime où je vis, je fais attention à mon environnement", et ne plus avoir ce geste de jeter vos mégots dehors ??!!
Bien sûr que vous pouvez le faire !!! 
Nos enfants nous dirons merci, et la nature ne s'en portera que mieux !!

Map’s.


vendredi 14 avril 2017

Mercredi 12 avril 2017...le soleil étant cette fois-ci au rendez-vous,  la crèche « Les Bambins de la Vésubie » a pu gaiement se transformer en Cirque Bambinou pour fêter à sa façon le CARNAVAL 2017...L'équipe a préparé cette grande fête avec les enfants depuis plusieurs mois : décors, déguisements, jeux de kermesse... Les parents, grands-parents, frères et sœurs ont été conviés et sont venus nombreux...apportant tous de quoi partager un très bon goûter dans le pré...A tous un grand grand merci....
Les mamies et papy des EHPAD de Lantosque et Saint Martin Vésubie étaient aussi de la partie, accompagnés de leurs supers animateurs ! Notre équipe remercie très chaleureusement nos si gentils voisins pour leur soutien et leur participation active, Mme Ingrid Baudoin notre Présidente, les supers constructeurs de chapiteau (papa et papy d'Emmy!) et l'imprimerie Graphoffset pour son fantastique Clown ! L'équipe des Bambins. Le conseil d'administration de l'association tient à remercier toute l'équipe de la crèche pour son enthousiasme et son énergie. Petit message complémentaire aux chanceux parents retardataires il reste quelques places à la crèche pour vos chers bambins. Si vous êtes intéressés, merci de contacter rapidement la structure au 04 93 03 42 23 / contact@bambins-vesubie.com 









jeudi 13 avril 2017

Ça bourgeonne dans la Vésubie!

Durant l’hiver, les arbres, dépouillés de leurs feuilles, permettent de découvrir des structures végétales particulières. Vous avez sûrement pu les observer facilement : les bourgeons. Ceux-ci ont un rôle majeur dans le développement des végétaux. En effet, les bourgeons permettent la croissance des tiges, des ramifications et forment des feuilles ou encore des fleurs. Leur développement commence à la fin de l’été jusqu’à la fin de la chute des feuilles, période pendant laquelle l’arbre se prépare à passer l’hiver en fabriquant des réserves. Après cette période, les bourgeons entrent en dormance jusqu’au début ou à la fin de l’hiver selon les espèces. A l’extrémité de la tige se situe le bourgeon terminal qui assure la croissance en longueur (cf A). Les bourgeons axillaires sont disposés sous les aisselles des feuilles. Selon les espèces, les bourgeons peuvent être recouverts d’écailles (marronnier par ex.) ou nus (chou de Bruxelles par ex.). Les bourgeons écailleux sont enduits d’une substance cireuse, la propolis, qui limite leur déshydratation. Sur certains arbres, deux types de bourgeons peuvent être observés : les bourgeons à bois (cf B) et les bourgeons à fleurs (cf C). Le bourgeon à bois, de forme pointue et allongée, permettra le développement d’une branche. Il contient des ébauches de feuilles entourées d’un duvet blanc, la « bourre ». Ce duvet lui procure une protection thermique. Le bourgeon à fleurs, plus rond et plus gros, contient les ébauches des organes reproducteurs d’une fleur. Au printemps, la dormance prend fin, les écailles s’ouvrent et le développement des bourgeons reprend, il s’agit du débourrement. Il n’y a plus qu’à observer les fleurs et feuilles apparaître, ainsi que la magie du printemps.

Laurence BOUDIERE - Docteur en biologie végétale.


jeudi 6 avril 2017

Lutter contre les chenilles processionnaires.

• Pour les petites surfaces :
Lutte mécanique : l'échenillage consiste à enlever et à détruire les pontes et les nids. Les nids seront incinérés. Dans ce cas, il convient de se protéger de tout contact avec les poils urticants des chenilles. Il est conseillé d'utiliser un échenilloir qui est un sécateur au bout d'un long manche. Un chalumeau est parfois utilisé pour brûler les nids.

"L’écopiège" est une gouttière reliée à un sac installé pour intercepter les chenilles lorsqu'elles descendent de l'arbre. La suppression par incinération des insectes capturés doit s'effectuer un mois après leur descente, lorsqu'elles sont au stade de chrysalides. Le piège à base de phéromones sexuelles de synthèse suspendu dans les pins, attire de fin juin à mi-septembre les papillons mâles. Le piégeage de masse sera efficace à condition que le nombre de pièges soit suffisant pour la surface où ils sont disposés.

• Pour les grandes surfaces :
Malheureusement par pulvérisation aérienne d'insecticides chimiques ou biologiques. Des expériences ont montré que l'odeur du bouleau a un effet répulsif sur la processionnaire.

Mais la meilleure lutte biologique est le placement massif de nichoirs à mésanges charbonnières (environ 1 nichoir tous les 30 m, ouverture de 32 mm). Ces oiseaux insectivores peuvent en une seule journée dévorer une quarantaine de chenilles par individu, prélevées directement dans l'abri de soie. Et quel bonheur de voir évoluer ces gracieux oiseaux dans nos jardins et nos forêts !

Audrey - L’Echoppe du pays à Roquebillière.

vendredi 31 mars 2017

L'association Montagn'Arts s'est créée en 2008. Elle est née de l'envie de partager un lieu et un savoir-faire. Le lieu est un atelier d'artiste, mon atelier, où je tente de poursuivre mes créations picturales entourée de mon désordre organisé; des outils; pinceaux, peinture, couteau, crayon, pastel, fusain, colle, papier... terre, feuilles, ciseaux..., des livres;  biographie d'artiste, modèle de maître, magazine contemporain, scène artistique populaire ou urbaine... et mon univers personnel; mes peintures, mes céramiques, mes essaies, mes erreurs comme mes réussites.
Je partage mon savoir-faire comme je l'ai appris au Beaux-Arts; par la confrontation.
Tout d'abord la confrontation avec le monde de l'art. Je pense que l'art est une chaîne humaine, de l'homme de Tautavel, jusqu'à Damien Hirst, les artistes se prennent comme modèle, se réfutent, s'imitent, se rendent hommage, se provoque, se répondent en image. Et je trouve cette idée magnifique! Cette communication anachronique a multiplié les manières de s'exprimer, d'imager ses émotions, ses réflexions. Trouver ses maîtres est déjà un travail en soi. Apprendre à sculpter, à dessiner ou à peindre sans s'ouvrir à l'histoire de l'art reviendrait à s'extraire de cette chaîne.
Puis la confrontation avec le réel; la forme, l'espace, l'ombre, la lumière, la perspective. Aiguiser le regard, l'observation que l'on a du monde qui nous entoure, gommer les préjugés, oublier ce que l'on croit connaitre pour regarder d'un œil neuf le réel qui est face à nous. Aiguiser son regard et aussi important que tailler son crayon.
Ensuite la confrontation avec un outil. Un crayon, un pinceau, sa main, une matière. Le temps d'un atelier est un temps d'expérimentation, il n'y a pas de règle, l'expérience est le chemin de la création. A chaque humeur, l'expérience est nouvelle, et la création en perpétuelle mouvement...mais pour aller où, me direz-vous? Mais tout près, là, juste au creux de vous-même...
Qui suis-je, que fais-je, où vais-je???? Dernière confrontation, vous-même. Prendre la confiance, se perdre dans les lignes, la peur d'échouer, reconnaître ses limites, trouver des solutions pour les dépasser, risquer, tenter, ça peut-être long une épreuve artistique, ça peut user, vider ou rendre léger, délasser. L'art ça fait ce que vous en fait, une activité dont vous êtes le héros,  ça vous revoie toujours à vous-même.

K.

jeudi 23 mars 2017

Le chou, un légume qui vous veut du bien !

Même si les jours rallongent et annoncent l'arrivée du printemps avec ses primeurs, les légumes d'hiver restent les seuls naturellement disponibles: carottes, navets, poireaux, courges et choux sous toutes ses formes. Ces derniers, souvent mal aimés, sont pourtant d'excellentes sources de vitamines (A, B1, B6, B9, C et K) mais aussi de fer, de manganèse et de fibres. Très peu caloriques, ils sont fortement recommandés dans le cadre de régimes amaigrissants. Plusieurs études ont montré leur
nature bienfaisante : leur teneur en antioxydant limiterait la même la croissance des cellules cancéreuses ! Si vous le digérez mal, vous pouvez incorporer au moment de la cuisson des graines de carvi ou de fenouil, ou encore du bicarbonate de soude. Une autre possibilité est de le consommer lactofermenté en choucroute (dont les micro-organismes sont favorables à notre flore intestinale). Cette dernière peut d'ailleurs s'accommoder de plusieurs façons, en particulier crue en salade.

Ma recette préférée : chou et petits pois à l'indienne.
Dans un faitout, verser 5cs d'huile d'olive, puis 1cc de graines de moutarde, 1cc de cumin et 1/4cc d'asafoetida (épice indienne remplaçable par du bicarbonate). Lorsque les graines crépitent, ajouter 250g de petits pois, le chou blanc émincé, du sel, 1cc de curcuma et 1cc de gingembre râpé. Mélanger et laisser cuire à feu doux 20min. Ajouter 1cc de paprika, 1cc de sucre et 2cc de jus de citron. Cuire encore une dizaine de minutes.

Sophie LUCKEL, diététicienne.

lundi 20 mars 2017

Ne brûlons plus nos déchets verts à l’air libre !

 Depuis longtemps ancrée dans nos habitudes, activité à première vue anodine, nous continuons  de brûler des déchets verts à l’air libre.

IL est pourtant strictement interdit de brûler à l’air libre les déchets verts par les particuliers et les collectivités sur l’ensemble du département.

Qu’est ce qu’un déchet vert ?

Ce sont les feuilles mortes, les tontes de gazons, les tailles de haies et d’arbustes, les résidus d’élagage, les déchets d’entretien de massifs et autres déchets végétaux issus des parcs et jardins des particuliers.

Que risque-t-on ?

Toute infraction est passible d’une contravention jusqu’à 450 €
(article 131-13 du code pénal).

Brûler 50 kg de déchets verts émet autant de poussières que :
18 400 km parcourus par une voiture essence récente
5 900 km parcourus par une voiture diesel récente
3 semaines de chauffage au bois d’un pavillon avec une chaudière bois performante
3 mois de chauffage d’un pavillon avec une chaudière au fioul performante
70 à 920 trajets aller-retour vers une déchèterie, selon le type de véhicule (base : trajet de 20 km)
source : Ministère de l’Environnement, 2012
Pourquoi cette interdiction ?

Troubles de voisinage : odeurs, fumées
Risques d’incendies
Augmentation de la pollution atmosphérique : source d’émission importante de substances polluantes dont des gaz et particules
Impact sanitaire : la perte moyenne d’espérance de vie liée à la pollution particulaire est d'environ 8 mois par personne en France
(source : sante.gouv.fr, 2002)

En PACA, plus de 900 000 personnes, soit 20% de la population, sont exposées à des dépassements des normes de la qualité de l’air
(source : Air Paca).

Le saviez-vous ?
42 000 décès par an liés à la pollution de l’air en France, et notamment aux particules ­fines (PM2,5 et PM10).
Enquête sur l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique dans 25 pays de l'Union Européenne réalisée dans le cadre du programme CAFE (Clean Air For Europe) de la Commission européenne (2005)

165 kg par personne de déchets verts produits par an.
Pour s’en débarrasser, 9 % des foyers les brûlent, ce qui représente près d’un million de tonnes de déchets verts brûlés à l’air libre chaque année en France
(Source ADEME).

Une combustion très polluante :
Le brûlage des déchets verts correspond à une combustion peu performante qui émet des imbrûlés, en particulier si les végétaux sont humides.
Les particules véhiculent des composés cancérigènes comme les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), dioxines et furannes. En outre, la toxicité des substances émises peut être accrue quand sont associés d'autres déchets comme par exemple des plastiques ou des bois traités

Des solutions existent !


Sur place, en gestion personnelle

Le paillage – avec broyat – (branchages, gazons)
Il consiste à recouvrir le sol avec les déchets verts, le protégeant ainsi, et le fertilisant durablement en même temps. La structure du sol en surface sera ainsi mieux préservée, les pertes en eau et la croissance des mauvaises herbes seront limitées.

Le compostage domestique
Pratiquement tous les déchets organiques peuvent être compostés (déchets de jardin, épluchures de légumes, restes de repas,...). Cela permet ainsi de réduire les quantités de déchets à éliminer et de produire un amendement de qualité pour les sols cultivés

Puis en gestion collective,

La collecte sélective au porte-à-porte
Certaines communes organisent des collectes de déchets verts. On peut se renseigner auprès de la mairie pour connaître les jours de collecte spécifiques.

La collecte en déchèterie
Il s'agit d'amener les déchets verts à la déchèterie la plus proche. Ils seront valorisés dans des conditions respectant l’environnement (plate-forme de compostage, unité de méthanisation, ...).
  
Des questions ? Le maire est votre interlocuteur.

Dans le cadre de ses pouvoirs de police et sur la base de l'article 84 du règlement sanitaire départemental, le maire de la commune est chargé de veiller au respect des interdictions de brûler des déchets verts par les particuliers sur leurs propriétés. Les riverains disposent des voies d'action de droit commun à  l'encontre des auteurs des nuisances.

Où trouver de l’information ?

Votre référent sur votre territoire :
Alpes-Maritimes: Florence Péron, florence.peron@airpaca.org

Source : COPIL PPA Alpes-Maritimes DREAL PACA

Les déchetteries de la Métropole Nice Côte d’Azur
Depuis le 1er janvier 2013, l’accès aux 13 déchetteries (Cagnes-sur-Mer, Carros, Castagniers, Isola, La Gaude, La Trinité, Levens, Nice Ouest, Nice Nord, Nice Est, Saint-Martin-Vésubie, Valdeblore et Vence) est gratuit pour les habitants de la Métropole Nice Côte d’Azur dans la limite de 2 tonnes par an et par foyer (ou 16 passages par an et par foyer dans les déchetteries non équipées de système de pesée, c'est-à-dire les trois déchetteries de Nice, Saint Martin Vésubie et Valdeblore).

 L’accès à la déchetterie se fait uniquement sur présentation d’un badge.

Pour obtenir votre badge gratuit, il vous suffit :
- de fournir une copie de votre pièce d’identité
- de transmettre un justificatif de domiciliation de moins de trois mois :
Pour les particuliers : une copie de facture d’eau, d’électricité ou taxe d’habitation
Pour les sociétés : une copie d’un extrait de K-bis
Pour les associations : une copie des statuts

L’accès est réservé aux véhicules de moins de 2,25 tonnes (remorque comprise).

Liste des produits susceptibles d’être accueillis dans les déchetteries métropolitaines:

·                                              Ferrailles et autres métaux,
·                                             Déchets encombrants tout-venant,
·                                             Déchets verts,
·                                             Bois,
·                                             Gravats,
·                                             Piles et accumulateurs,
·                                             Batteries,
·                                             Huiles usagées,
·                                             Verre,
·                                             Journaux-magazines,
·                                             Cartons,
·                                             Déchets ménagers spéciaux (solvants, peintures, acides et bases, etc.),
·                                             Déchets d’équipements électriques et électroniques.



jeudi 9 mars 2017

L’association : Les Chœurs du Mercantour.

Représentative des vallées de la Vésubie, du Val de Blore, du Var et de la Tinée, l'association née en 1985 a son siège à Saint-Martin-Vésubie, au cœur du Parc National du Mercantour, ces montagnes des Alpes du sud, dans le Haut-Pays niçois, au sud-est de la France, à une cinquantaine de kilomètres du bord de mer (Côte d'Azur).
Composé d’une quarantaine de membres, le groupe se décline en chœurs d'hommes, de femmes et mixte, et se distingue par l’originalité et la variété de son répertoire (Renaissance, classique, traditionnel, ou encore sur des rythmes plus contemporains : jazz, afro-latino, chanson contemporaine).

Comment nous rejoindre :
Les Chœurs du Mercantour recrutent (prioritairement des ténors et des basses). Les amateurs de chant polyphonique exigeants y trouveront facilement leur place car l’activité est intense mais le travail se fait avec méthode, dans la bonne humeur, et l’ambiance dans le groupe est chaleureuse. L’intégration se fait en douceur, la formation est assurée lors des répétitions et une aide à l’apprentissage est apportée avec des fichiers audio spécifiques à chaque pupitre.
Les répétitions ont lieu le jeudi à 20h30 au collège Ludovic Bréa de Saint-Martin-du-Var, lieu central de leur secteur de recrutement. Certains samedis (ou dimanches) sont aussi programmés à La-Bollène-Vésubie où se trouvent leur bucolique et spacieux espace de travail et leur studio d’enregistrement. Dans l'optique de ce recrutement pour préparer la prochaine saison, ces séances sont ouvertes à qui souhaiterait voir les choristes à l'œuvre afin de se faire une idée du répertoire, du déroulement d’une répétition et de l’ambiance. Pour cela, il suffit d’un simple coup de fil ou d’un email pour prévenir de votre intention.
Contact : 06 82 08 28 53 / les.chœurs.du.mercantour@wanadoo.fr
Laissez-vous tenter sans crainte afin de découvrir l’incroyable bonheur que procure la pratique vocale polyphonique ; une période tampon de 8 répétitions vous est de toute manière proposée avant tout engagement.
Une histoire riche :
L’association qui a fêté ses 30 ans d'existence en 2015, est forte d’une longue expérience d’échange et de partage autour du chant choral. Avec l’organisation de plusieurs festivals, master-classes et échanges divers, les Chœurs du Mercantour contribuent à la promotion du département des Alpes-Maritimes et au développement de son activité chorale.
Les Chœurs du Mercantour ont travaillé et échangé avec des formations internationales célèbres et au sommet de l’art choral.
Quelques exemples :
Bepi De Marzi et les Crodaioli [Italie / Vicenza],
Mauro Pedrotti et le Coro della SAT [Italie / Trento],
Marco Maiero et Vos de mont [Italie / Udine],
Italo Montiglio et le Coro Lorenzo Perosi [Italie / Fiumicello],
Elio Guglieri et le Coro Mongioje [Italie / Imperia],
Edgar Quiñonez et Coral Danac [Venezuela / Barquisimeto],
Francisco Zapata Bello et Entre Voces [Venezuela / Caracas],
Ambroise Kua Nzambi et Chœur La Grâce [R.D.Congo / Kinshasa],
Gérard Gambus et Le Trio Esperança [Brésil]…
Ils ont également été invités à donner des concerts dans plusieurs régions de France et dans divers pays: Italie (Piémont, Ligurie, Frioul, Sardaigne, Sicile), Portugal, Espagne, Allemagne, Suisse, Irlande, Grèce, Venezuela.

Dernièrement, les Chœurs du Mercantour ont chanté la messe "The Armed Man" de Karl Jenkins avec l'Orchestre Philharmonique de Nice. Ils se sont également rendus en Sicile où ils se sontproduits lors de la fameuse "Rassegna Voci dal Mondo" de Augusta, au Portugal où ils se sont distingués en participant notamment au "Festival de Coros do Algarve" à Lagos.

Plus récemment encore, lors d’une tournée en Grèce fin octobre 2016, ils ont donné deux concerts très appréciés :
D’abord à Thessalonique avec cHoralia, formation gréco-française, dans l’auditorium de l’Institut Français du Consulat de France sous le patronage de Monsieur Philippe Ray, Consul Général,
Puis à Kavala avec le chœur synODIporoi dans le cadre des "Rencontres des Amis des Lettres et des Arts" de Kavala.
Les excellentes formations grecques choralia et synodiporoi sont maintenant attendues en France, lorsque cela leur sera possible.



Les projets en cours :
Samedi 25 mars à 17h : concert au Temple Réformé de Nice avec les Choralines, chœur de femmes de Nice,
Du 15 au 19 avril 2017 : déplacement du chœur de femmes en Sardaigne dans le cadre de la "Sagra del Torrone di Tonara" pour deux concerts et une messe chantée avec le Coro Polifonico Femminile di Tonara,
Samedi 17 juin : concert en l’église de Roquebillière avec Troubar Clair, formation italienne de la région de Vintimille,
Samedi 16 septembre : concert du chœur de femmes à La-Bollène-Vésubie avec le Coro Femminile Savonese "La Ginestra",
Samedi 30 septembre: concert en l’église de Saint-Martin-Vésubie dans le cadre des "Rencontres Maurice Ricci" avec la Corale Alpina Savonese,
Du 26 au 31 octobre : projet à l’étude d’une tournée du chœur d’hommes qui devrait passer par l’Oisan, la Savoie et le Val d’Aoste en Italie.

D’autres concerts sont aussi actuellement à l’étude et seront communiqués ultérieurement.
Renseignements : 06 82 08 28 53 / les.chœurs.du.mercantour@wanadoo.fr
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dimanche 26 février 2017

Le tapis : l’accessoire déco indispensable !!

Un tapis a plusieurs utilités et la plus connue est bien évidemment de réchauffer le sol, de procurer un contact moelleux qui contraste avec un carrelage froid. Oui mais pas seulement… Parce qu’un tapis peut, selon le motif, le coloris ou la taille, colorer une pièce, la faire paraître plus grande et réveiller une décoration un peu classique. Un bon moyen pour dynamiser son intérieur à peu de frais !!
Il existe plusieurs matières qui sont plus ou moins adaptées à des types de pièces. Il faut éviter les matières fragiles dans les lieux de passage, réservez-les pour un salon ou une chambre. Les tapis en laine sont un bon moyen d’apporter un côté cocooning, les tapis en fausses peau de bête sont également dans la tendance. Quant aux tapis en fibres naturelles (jute, sisal…), ils trouveront très bien leur place dans une chambre. Il existe aussi des tapis en vinyle imitation carreaux de ciment
que vous pouvez poser sur le sol de la cuisine, de la salle de bain, cela apportera une touche classe et originale à votre pièce.
Le tapis permet donc de donner un sens à une pièce en délimitant un espace dédié dans une grande pièce à vivre par exemple entre le salon et la salle à manger mais il peut aussi rythmer un espace bien défini. Vous avez le choix entre un tapis unique ou l’accumulation de tapis qui donne un côté vivant à la pièce, dans ce cas veillez juste à ne pas associer plus de trois motifs trop différents et que les épaisseurs des tapis ne soient pas trop disproportionnées.

Mélanie Philip, Décoratrice Professionnelle.

lundi 20 février 2017

Santé au houblon !

Si vous allez vous balader dans notre belle vallée, vous pourrez peut-être observer du houblon sauvage sur le bord d’un chemin, enlacé dans une haie. Le houblon (ou Humulus lupulus si vous voulez briller en société) pousse sur n’importe quel support, naturel ou artificiel et peut aller jusqu’à 5 ou 6m. Cette plante vivace grimpante est dioïque, c'est-à-dire qu’il y a un plant mâle et un plant femelle. Les fleurs du plant femelle sont en forme de cônes arrangés en grappes, que l’on peut récolter à la fin de l’été. Ces cônes femelles contiennent une résine, la lupuline, qui a une odeur spécifique et une saveur amère particulièrement utilisée dans la bière. En effet, lors du brassage,
pendant l’ébullition, les cônes de houblons sont ajoutés libérant ainsi la résine qui donne alors de l’amertume. Si le houblon est ajouté en fin d’ébullition, il donnera des saveurs variées et même fruitées selon l’espèce utilisée sans ajouter d’amertume.
À la base, c’est pour ses vertus antiseptiques et conservatrices que le houblon était ajouté à la bière. Cela permettait de la conserver plus longtemps. Le houblon a également d’autres vertus médicinales, notamment un effet sédatif, il facilite la digestion et diminue les troubles liés à la ménopause. En conclusion, pour pleinement apprécier les vertus du houblon, rien de mieux qu’un petit verre de bière (avec modération bien entendu).

Laurence BOUDIERE - Docteur en biologie végétale.

Février le mois de la taille des arbres fruitiers, vignes, rosiers et arbustes à floraison estivale.

La taille des arbres fruitiers à noyaux et de la vigne doit être faite avant la montée de sève qui a lieu entre mi-février et début mars.
Les arbres fruitiers à pépins, les rosiers et les arbustes à floraison estivales peuvent être taillés un peu plus tard jusqu'à la fin mars. L’olivier peut être taillé de février à mars dans la vallée de la Vésubie, voir en avril pour Saint-Martin-Vésubie. Dans la foulée de la taille de vos végétaux, n’hésitez pas à les traiter à la bouillie bordelaise. Ce produit avec un large spectre d’action fongicide, permettra de
protéger les petites plaies issues de la taille. Attention à ne pas effectuer un traitement quand vos végétaux sont en fleurs et suivez bien les doses prescrites sur l’emballage, une surdose est toujours inutile et pourrait être néfaste pour vos plantes.
Février c’est aussi le mois idéal pour la plantation des arbres en racines nues en pensant à bien réparer les sujets. Il est important de praliner les racines et de raccourcir les rameaux lors de la plantation. Ne pas oublier d’arroser ; le matin de préférence pour que le sol soit ressuyé avant les gelées nocturnes. Suivant où vous vous situez dans la Vésubie, les dates d’interventions doivent être modulées. Les indications ci-dessus sont valables jusqu'à 800 mètres d’altitude environ.
Pour les lieux au dessus de cette limite, les travaux doivent être repoussés de quinze jours à un mois en fonction de la température extérieure.
Le dicton « Février le plus court des mois est de tous le plus sournois » reste l’adage du jardinier hivernal. Restez vigilants vis-à-vis des gelées diurnes ou des chutes de neige et n’hésitez pas à reporter vos tailles et plantation de quelques jours.

Franck Otto-Bruc.

lundi 13 février 2017

Doit-on obliger les enfants à terminer leur assiette ?

Vous avez un ou plusieurs chérubin(s) qui chaque jour vous apporte(nt) joie et bonheur. Mais arrivé le moment du repas, votre enfant vous en fait voir de toutes les couleurs !? Lui qui aimait tant la purée de légumes, les courgettes et haricots à 1 an, les rejette catégoriquement 3 ans plus tard... Mais que se passe-t-il ? Mon enfant devient-il soudainement capricieux ? Que dois-je faire? Le forcer, proposer autre chose ? Vous le savez peut-être déjà, mais le phénomène n’est pas nouveau. Pas de panique ! Au cours du développement de l’enfant, celui-ci est amené à rejeter divers aliments et notamment, LES LÉGUMES ! (parfois même les fruits). Cette phase de rejet se nomme «néophobie alimentaire», autrement dit « la crainte de la nouveauté ». Il en est autrement avec le goût sucré qui est apprécié de façon innée chez l’enfant. Observez les mimiques d’un bébé qui porte un produit sucré à la bouche. Ne baissez pas les bras mais ne forcez pas votre enfant à terminer son assiette. Cela peut renforcer le dégoût qu’il ressent envers le plat que vous lui servez. Proposez-lui toujours de goûter, laissez-lui l’assiette sous les yeux, le temps qu’il se familiarise avec le plat. Dites-vous que cette phase n’est que temporaire.

Quelques conseils pour diminuer ce temps de néophobie :

- faire participer l’enfant à la préparation du repas afin qu’il puisse visualiser et découvrir ce qu’il va manger, plutôt qu’un repas préparé, chauffé au micro-ondes.…

- Privilégier une ambiance de table chaleureuse et éviter certaines phrases du type : « Mange et dépêche-toi ! », « Moi, à ton âge », « Goûte pour me faire plaisir ».

- Évitez de grimacer devant un plat. Ça n’a l’air de rien mais l’adulte est un modèle aux yeux de l’enfant. Montrez-lui que le plat est bon afin de stimuler son envie de manger.

- Évitez les principes de récompense (un bonbon, un jeu vidéo etc..) / punition (pas de dessert, pas de télé) en fin de repas. Là encore, l’enfant sera persuadé que le plat que vous lui servez n’est pas bon pour lui puisqu'on le récompense ou on le puni en fin de repas !

- Ne transformez pas systématiquement l’aliment rejeté pour qu’il soit selon vous mieux accepté (ex : courgettes en gratin de courgettes). Le fait que l’enfant ne puisse pas reconnaître l’aliment peut-être source d’angoisse.

- Réitérez l’expérience autant de fois que possible. Évitez de céder trop facilement puisque ses goûts vont changer. Au fur et à mesure de la découverte des saveurs, l’enfant s’habitue et se
familiarise avec certaines d’entre-elles. Il a, tout comme vous, sa propre histoire avec l’aliment.

Mlle PITTALUGA Marine, diététicienne - nutritionniste.

jeudi 9 février 2017

Madame Mick Micheyl .

Il est temps de s’asseoir sur un banc,
Regardait passer la Saône,
Se souvenir des années d'avant,
Au parfum d'anémones.
Les lumières s'éteignent lentement,
Je me glisse tel un gone,
Pour offrir à vos 95 printemps,
Une vue de Fourvière et sa madone.
A côté du marchand de poésie,
Retourner sur les quais de Saône,
S’asseoir sans bruit ni personne,
Pour revoir ce gamin de Paris.

Brunandierre-La Bollène-vésubie.